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  • Les Châteaux de Villandraut et de Budos
  • Recherches Archéologiques
    Présentation
  • Vaisselier Verre Moderne
  • Étude du verre ancien
  • Inventaire céramique moderne
  • Vaisselier céramique des douves du château
  • Mobilier Metallique
  • Exposition d'Archéologie
  • Bibliographie

Le ChAteau de Villandraut

 

Le château de Villandraut, palais forteresse symbole de la puissance de la famille de Goth, se présente comme une œuvre complète et homogène malgré les diverses modifications qu’il a subies et son état actuel de ruine.

Bref aperçu du château et de son architecture

La construction du château a débuté en 1305, pour Bertrand de Goth, devenu Pape, sous le nom de Clément V. Villandraut a été construit probablement entre 1305 et 1312, avec des parties achevées dès 1307-1308 puisque Clément V y séjourna.
L’architecture du château de Villandraut se plie aux trois fonctions principales qui caractérisent les châteaux médiévaux : défense, habitat et reflet de la puissance d’une famille.

 

La fonction de défense est assurée par les vastes douves qui enserrent le château, les tours massives et fendues d’archères qui cantonnent la muraille, le châtelet et le pont-levis qui protègent l’entrée.

 

Les trois ailes du logis, dessinant un palais en U, permettent une bonne répartition des fonctions résidentielles. En plus d’un étagement utilitaire / résidentiel noble, on note une séparation entre public et privé que permettent les antichambres. Le rez-de-chaussée est dévolu aux écuries, aux communs, aux cuisines et accueillait probablement une salle de garde. L’étage, accessible par de grands degrés, comportait deux salles de logements privés.

 

La chapelle, deux ou trois antichambres ainsi qu’une grande salle pour recevoir les hôtes ou rendre justice (30X8m). 21 cheminées et 19 latrines sont dénombrées dans le château, ce qui témoigne de la volonté d'afficher le confort du château. Du somptueux décor qui ornait ces lieux ne restent que quelques carreaux de pavement en terre cuite avec motifs estampés et glaçurés, des clefs de voûte sculptées ou historiées et des peintures murales.

Le château de Villandraut est classé Monument Historique depuis 1886.

Galerie photo du château de Villandraut

 

ClÉment V

Le château de Villandraut est connu comme étant “le château du Pape Clément”.

 

Cette appellation vient de ce que Villandraut est la terre natale de Bertrand de Goth qui deviendra en 1305 le premier Pape en Avignon sous le nom de Pape Clément V.
Il est nécessaire en préambule à la présentation du château de dire deux mots de ce personnage, ce bref historique nous éclairera sur certains pans de l’architecture du château. Bertrand de Goth est né à Villandraut en 1264.

 

Après avoir suivi des études à Bologne (Italie) et à Orléans, il choisit la robe ecclésiastique et gravit peu à peu les échelons de la hiérarchie catholique. Il devient évêque de Saint Bertrand de Comminges puis archevêque de Bordeaux et accède à la dignité pontificale en 1305. C’est à cette date, pour marquer la bonne fortune de sa nouvelle situation, qu’il décide l’érection d’un nouveau château à Villandraut, bien plus important que celui de son enfance, château qui sera le symbole de la puissance accrue de la famille de Goth. On aura plus tard l’occasion de souligner le confort exceptionnel dont fut doté le château.

 

Les travaux s’achevèrent sept ans après leur début (des délais très courts à une époque où vingt années entières suffisaient difficilement à achever une telle construction, une brièveté qu’explique la richesse du commanditaire). Villandraut est à part entière un château papal.

 

 

Le ChAteau de Budos

Historique

 

On doit le château de Budos à Raymond Guilhem de Budos, neveu du Pape Clément V.
Largement pourvu par son oncle, il refit dès 1306, le vieux château familial reprenant les dispositions architecturales du château voisin de Villandraut. En 1422-23, le roi d’Angleterre prit possession du château et en chargea Pons, seigneur de Castillon.

 

Vers 1433, Henri VI concéda au Duc de Glocester les terres et le château. En 1446-47, Budos fût donné à Jean, Comte de Foix, par suite du décès du Comte de Glocester. Après la conquête de la Guyenne, la famille de Budos qui avait suivi la cause de la France, rentra en possession de ses seigneuries de Guyenne. Lasserre se saisit en 1652 de Budos qu’il saccagea, pilla et en brûla les archives.

La seigneurie de Budos est restée dans la famille de la Roque, depuis l’achat qu’en fit Raymond de La Roque jusqu’à la révolution. En 1825, le château fut vendu comme bien national. En 1841, la commission des Monuments Historiques de la Gironde en fut avertie.
Elle apprit en même temps que les pierres en provenant étaient employées à l’encaissement du Ciron et vendues à un entrepreneur de travaux pour le compte de l’Etat.

 

Architecture

Le château est de plan rectangulaire, un vaste logis en U autour de la cour est protégé par une haute muraille cantonnée de tours aux angles. L’entrée est pratiquée sous une haute tour carrée. Sur chaque face, une tour carrée non saillante domine courtines et logis. Les murs de la courtine nord-est semblent avoir été surhaussés à plusieurs reprises. Les créneaux du premier chemin de ronde avaient été comblés. Le niveau du sol à l’intérieur semble plat aujourd’hui grâce aux remblais qui y ont été déposés. Or l’architecture nous montre qu’à l’origine, le sol était en pente et devait présenter différents paliers.

PRESENTATION

 

Historique des recherches

Construction et Occupatipon

Le pape Clément V, de son vrai nom Bertrand de Got, était originaire de Villandraut. En 1299, il est nommé archevêque de Bordeaux, puis élu pape en 1305.
C’est à la suite de cette élection qu’il revient dans son village natal et y fait ériger le château de Villandraut. La construction dure de 1305 à 1312. Après la mort du pape en 1314, le château reste une dizaine d’années à la famille de Got, puis au gré des héritages, mariages et guerres, arrive en 1739, via le marquis de Pons, dans la famille de Sabran-Pontevès, à laquelle il appartient encore aujourd’hui.
Les différents propriétaires du château nous sont relativement bien connus grâce à l’Inventaire sommaire des Archives municipales de Bordeaux.
Cependant, cela ne reflète guère l’occupation réelle du château, certains propriétaires n’y habitant pas. D’après J.-C. Huguet, le château est à l’abandon depuis les années 1650, 1660.
Ainsi, la famille de Sabran-Pontevès n’a–t-elle jamais occupé le château. Mieux, son premier représentant, le marquis de Pons, semble avoir démonté les toitures du château, dès 1753.
On peut faire remonter l’historiographie du château de Villandraut à 1824. En effet, de cette année datent les dessins de Durand, lithographié par Légé, représentant le château sous un aspect très voisin de celui que nous connaissons aujourd’hui. Entre 1843 et 1860, Léo Drouyn réalise également de nombreux dessins et croquis ainsi qu’une description attentive du château, qu’il publie dans La Guyenne militaire.
Sans aucun doute, le travail de L. Drouyn contribue-t-il au classement du château au titre des Monuments Historiques, par arrêté du 12 juillet 1886.

Pendant l’entre-deux-guerres, la tradition orale de Villandraut atteste la présence dans le château d’un abattoir, ce qui explique la forte présence d’ossement dans les douves. Il n’existe, à notre connaissance, aucune trace écrite de cette activité.

 

Les fouilles de Louis Cadis

Entre 1936 et 1939, Louis Cadis, un habitant de Villandraut, qui cumule les titres d’officier de l’instruction publique, d’ingénieur honoraire à la SNCF et de membre de la société française d’archéologie, effectue quelques fouilles dans le château, ainsi que divers travaux de rénovation.
La nature même de ses travaux reste inconnue, sa seule publication se résume en une visite du château d’où l’on peut supposer qu’il aurait vidé la cave. Dans le procès-verbal de séance du 13 janvier 1939, il présente quelques objets venant d’escaliers et de couloirs dans lesquels L. Drouyn n’avait pu pénétrer. On comprend qu’il s’agit en fait des deux escaliers qui mènent aux douves depuis l’intérieur des deux tours du castelet d’entrée.

Concernant les travaux de Louis Cadis, on ne dispose donc d’aucun document, il serait sans doute très intéressant de questionner la population de Villandraut susceptible d’avoir connu ce personnage, ou même d’avoir participé à ses chantiers. Les renseignements pris auprès de ses descendants (familles Daron et Sifantus), ne semblent pas révéler un quelconque carnet de fouille.

Il s’agit cependant d’une piste à approfondir, car se pose la question de l’emplacement des remblais que L. Cadis a inévitablement occasionné en dégageant la cave et les escaliers des douves, et qui selon toute vraisemblance sont à chercher dans ces mêmes douves.

 

Travaux et Fouilles d'Adichats

En 1983, l’association Adichats signe un bail emphytéotique avec Mmes de Villeneuve-Esclapon et Carne-Marcein, propriétaires du château. Depuis cette date, l’association œuvre pour la restauration et la mise en valeur de l’ancienne demeure fortifiée de Clément V, réalisant divers travaux de rénovation.
En 1985, une première mise au jour du dallage des douves côté ouest est effectuée, mais c’est à partir de 1998, sous le contrôle de Yolaine Lenoir, qu’est rendu systématique le déblaiement des douves lors des chantiers de bénévoles.
Les travaux continuent ainsi chaque été, pour arriver aujourd’hui à un dégagement d’une grosse moitié nord, de l'ouest, ainsi qu’un chemin à l’est et du canal au sud.
Le matériel recueilli lors de ces chantiers est stocké dans les locaux de l’association Adichats. La présentation des pièces les plus significatives est envisagée, suite à un travail d’inventaire et à une étude du mobilier. (pour plus d'information consultez l'onglet "Exposition d'Achéologie")

 

 

Les fossés du château

 

Un contexte de dépotoir

Les douves dallées du château de Villandraut constituent une particularité architecturale exceptionnelle, qu’il est important de mettre en valeur.
Ainsi le dégagement de la terre des douves répond à un triple intérêt, améliorer la lisibilité de cette particularité auprès du public, faciliter l’entretien et étudier le mobilier archéologique qui en est extrait, témoin de l’histoire et des sociétés.
Comme nous l’avons vu précédemment, nous sommes face à un contexte de remblais voire de dépotoir. En effet, il semble évident que les cônes de terre adossés aux murs d’escarpe et de contrescarpe ont été formés par les remblais successifs, jetés depuis différentes ouvertures du château ou depuis l’extérieur des douves.

 

Ainsi, une attention particulière doit être portée aux cônes de remblais, le reste des douves, au centre, présentant une stratigraphie beaucoup plus simple, constituée de vase, d’humus et de déchets contemporains. La reprise des actions archéologiques dans les douves en Avril 2010 a consisté à la vérification de cette apparente simplicité stratigraphique.

 

Le dallage en pierre des douves du château de Villandraut est manifestement contemporain des courtines du château édifié par le Pape Clément V, généralement daté entre 1305 et 1315.
Avant les premiers chantiers de dégagement, ces dalles étaient bien connues mais n’étaient pas encore visibles, le fond étant comblé par des remblais d’épaisseur variable.
Les fossés larges de 15 mètres étaient comblés en leur centre d’un dépôt d’environ 20 à 40 centimètres. Par contre, à l’aplomb des ouvertures, contre l’escarpe, la hauteur des remblais peut atteindre facilement 2 à 3 mètres de hauteur. Bien évidemment, la hauteur de ces remblais varie en fonction de leur situation. En effet, aux pieds de la contrescarpe et au centre des douves, il s’agit d’une couche de terre végétale brune et homogène, ne recélant que du matériel moderne et contemporain.
Les cônes de remblai situés à l’aplomb des fenêtres, des archères et des latrines offrent, en revanche, une constitution stratigraphique plus complexe. Les unités stratigraphiques sont de nature diverse et leur succession chronologique n’est par conséquent pas forcément évidente à déterminer.
Le matériel excavé en témoigne : le mobilier archéologique d’époque médiévale se trouve souvent mélangé avec celui de l’époque moderne sur une épaisseur intermédiaire importante.

 

Etude de la gestion de l'eau à travers les diffErentes Epoques d'occupation

En dehors de l’étude du dépotoir, le dégagement systématique des douves du château nous questionne sur l’architecture du site, à la fois au moment de sa première phase d’occupation au XIV° siècle ainsi que pour les périodes modernes où il fut récupéré et modifié. D’une part, cela nous livre des clés de compréhension et de réflexion sur l’usage des douves au moyen-âge et les techniques associées (hygiène, pisciculture, régulation des eaux…) et d’autre part sur les moyens mis en œuvre à travers les époques pour détourner leur utilisation et les remployer à un autre effet au XVII° siècle d’abord, puis au XIX° (jardins, bassins, habitations, basse-cour…)
Peu à peu, nous progressons vers une vision plus détaillée des douves et des divers états qu’elles ont pu adopter. Néanmoins, il faut faire face à l’absence de repères absolus. Seules les parties bâties appartenant à la phase de construction du château peuvent être arrêtées, marquant le tout début du XIV° siècle. Il faut avoir conscience que les déblais contenus dans les douves appartiennent à une autre génération que les installations qu’elles renferment. Le matériel excavé n’est donc pas à même de nous fournir des indications chronologiques en rapport avec l’utilisation de ces systèmes. Ce sont donc deux faits différents auxquels il faut être attentif. L’étude des douves dans la continuité d’occupation du site et l’étude du dépotoir récent pourront être traitées en parallèle mais non à travers un objectif commun.
Toutefois, l’aménagement hydraulique et l’installation secondaire n’ont jamais cessé au cours du temps. On observe une continuité d’utilisation et d’occupation dans les fossés. Le problème de l’eau dans les résidences aristocratiques médiévales et encore peu documenté. C’est pourtant une composante importante de ce genre d’habitat. Les quelques éléments dont nous disposons déjà mènent à penser que le château de Villandraut est dans cette optique un édifice qui offrent de larges possibilités d’étude. La gestion de l’eau mérite une étude poussée. Il faut maintenant comprendre d’un point de vue technique les besoins et les utilisations précises selon les époques, chose que l’archéologie peut fournir.

Étude préalable

Rapports de fouilles

Château de Villandraut - Avril 2010
Château de Villandraut - Juillet Août 2010

Zone II, secteur 14

Le travail a été mené sur le vaisselier verre moderne d’un dégagement total de 1748 tessons, sous surveillance archéologique. Cette ouverture effectuée, appelée secteur 14 a été effectuée lors des chantiers bénévoles de Juillet et Août 2004, au rythme de deux semaines de travail, renouvelée trois fois.

La zone II revêt un double intérêt : elle se situe aux pieds des appartements dits «du Pape » (nous pouvons dire à ce jour que le mobilier le plus riche déjà étudié fut localisé dans ce secteur), et elle témoigne d’une occupation longue, divisée en plusieurs périodes distinctes.

Si le choix de l’étude s’est porté sur ce lot verre du secteur 14, c’est qu’il s’agit ici d’un lot cohérent et suffisamment important en proportion pour être représentatif de l’ensemble du matériel verre moderne des douves du château de Villandraut. Par ailleurs, seul un inventaire et une étude approfondie de ce lot pouvaient désormais permettre de le conserver convenablement et d’en exploiter les informations.

 

Objectifs et intérêts

Le verre moderne et contemporain est un sujet très peu abordé par l’archéologie actuelle dans la région et une étude comparative n’est pas envisageable pour le moment, faute d’un manque de données. Aussi, il faut voir cette étude comme une étape préliminaire. C’est un référentiel, une base de données établie sur un site déterminé, présentant un corpus de fiches d’enregistrement, un inventaire, des observations diverses et des dessins.

Elle peut servir tout d’abord à enrichir les connaissances historiques et domestiques liées au château et à la localité de Villandraut à une certaine époque, mais elle permet surtout d’établir un répertoire de formes qui pourra servir de modèle en tant que protocole d’inventaire dans un domaine peu étudié. Par ailleurs, le mobilier excavé les années suivantes pourra être traité d’après les critères établis par ce protocole d’inventaire. Aussi il permettra de faciliter les recherches à venir, un premier tri par catégories de formes étant déjà établi.

A long terme, des comparaisons pourront être effectuées avec le mobilier d’autres sites locaux et régionaux, ce qui permettra d’ouvrir sur des problématiques de fabrication et de diffusion.

Cette étude doit donc être interprétée comme un compte rendu. C'est-à-dire que nous ne trouverons donc pas de chronologie définitive, ni de conclusion thématique.

 

Présentation de la démarche de travail

Tout comme l’inventaire céramique proposé par Yolaine LENOIR en 2001, c’est au fur et à mesure de l’observation que cette méthode d’étude s’est mise en place. Le tri du mobilier s’est fait à partir de critères visuels et descriptifs. L’ensemble des tessons (1748) fut nettoyé et conditionné à partir d’un classement de formes, ce qui nous conduisit à établir une fiche d’enregistrement propre à ce travail. Cet inventaire sera accompagné de la réalisation systématique de dessins, aboutissant à ce rapport qu’il faut interpréter comme un tessonnier par catégories, simple d’utilisation.

Etude du verre XVI°-XVII° siècles (verre ancien)

En 2010, suite à une campagne de tri et d’inventaire du dépôt archéologique de l’association, l’étude du lot « verre ancien » des XVI°-XVII° siècles fut proposé à Catherine Hébrard-Salivas, doctorante en Archéologie. Son travail l’a conduit à la réalisation d’un catalogue aujourd’hui disponible.
Nous disposons d’un lot important de tessons de verre dont la majorité est de petite dimension. Il est composé essentiellement de verre plat de type vitrail, mais aussi de petits objets identifiables tels que des éléments de verre à boire (tiges creuses et renflements côtelés majoritairement) ou de fiole.
Le matériel est difficilement datable en raison de sa fragmentation et de sa découverte en contexte perturbé. Malgré tout, il est possible d’avancer l’hypothèse qu’il appartiendrait aux XVI° et XVII° siècles.

Catalogue verrerie (XVI-XVII° siècle)

Inventaire céramique moderne

Durant son Service Civil Volontaire et avec le soutien d’Alain Costes, Agathe Palomar a réalisé l’inventaire de la céramique moderne entreposée au dépôt archéologique. Le tri fut effectué d’après la distinction des centres potiers.

La céramique étudiée appartient à la période où une partie des douves fut utilisée comme dépotoir du bourg. Les premiers dépôts débutent autour de 1850 pour se terminer un siècle plus tard. On y trouve alors de la terre cuite architecturale, de la poterie commune ou traditionnelle, de la poterie fine, de la faïence stannifère, de la faïence fine, du grès et de la porcelaine.
Ce lot de matériel relève un grand intérêt pour l’histoire de la céramique régionale, c’est pourquoi une étude du lot est en cours et donnera lieu à une publication d’Alain Costes (GRECAM).

 

 

Vaisselier céramique des douves du château

L’étude du matériel céramique issu des fossés - arrêté d’autorisation de Prospection–Inventaire n° 99-89 - s’inscrit dans une action d’année menée par l’association Adichats. La création d’une base de données met en place une méthode d’étude systématique du vaisselier céramique issu de ce contexte de remblais-dépotoirs accumulés sous les ouvertures. Le lot de départ correspond au secteur 1, fouillé en 1997/1998 sans stratigraphie déterminée, situé à l’angle sud-ouest des fossés à l’aplomb de la salle du pape et de l’aula. Il comprend environ 8 000 tessons.
Yolaine Lenoir, archéologue pour l’association de 1998 à 2001 publiera en 2001 un DSF d’inventaire.
Aujourd’hui, l’association complète cet inventaire avec le mobilier excavé depuis 2001, ce qui donnera lieu à un nouvel inventaire, ainsi qu’une étude céramologique.

Pour plus d'information veuillez contacter l'association Adichats.






Mobilier métallique

Cet inventaire photographique fût réalisé à la suite du tri du mobilier métallique effectué au dépôt archéologique de l’association. L’objectif ici n’est pas l’étude du mobilier, il tient essentiellement en un regroupement des pièces remarquables et à leur isolement dans l’espoir d’une étude future. Tout le mobilier métallique n’apparait pas, seul les objets de petites tailles et ayant une importance archéologique sont présentés ici.

Ce catalogue permettra de vite prendre connaissance du mobilier disponible à l’association mais aussi de faciliter sa recherche. Les pièces ici présentées ont toutes été conditionnées et répertoriées. On y trouvera notamment du mobilier remarquable en bronze comme des boucles de ceinture mais aussi des monnaies ou des manches de couteau.

Catalogue mobilier métallique - inventaire 2011

Projet Muséographique :

 

Propos

Depuis 1997, au château de Villandraut est engagé un vaste projet de dégagement des douves.
Douves, latrines, puits, fosses, sources... sont à l'origine creusés pour un usage bien précis. Toutes ces structures, typiques dans la construction d'un château, après avoir perdu leur fonctionnalité d'origine, ont été réutilisées comme espace de rejet des déchets produits par la société.
Le mobilier extrait des douves pour leur dégagement et la mise à jour du plafond dallé peut être considéré comme un témoin à part entière des périodes de destruction et d'épierrement du château comme des activités domestiques et artisanales du village.
Les objets reflètent et conditionnent la société. Ils permettent de détecter des changements particuliers à long terme. Leur observation et leur analyse mettent en évidence leur longue évolution et peut participer à l'étude des distinctions sociales et des diffusions de "modes".
Ainsi les remblais modernes et contemporains, ainsi que le dépotoir et les niveaux de destructions du château sont les témoins directs des transformations de la fin du moyen-âge et de l'époque mordene.

 

 

Le Château de Villandraut

RUMEAU B., Villandraut et son château d’après des documents inédits, Syndicat d’initiative du canton de Villandraut, Bordeaux, 1928.
Bazas et le Bazadais : occupation du sol, histoire, art, économie. Actes du XIIIe congrès d'études régionales tenu à Bazas les 7 et 8 mai 1960. - Bordeaux : Fédération Historique du Sud-Ouest, 1961


FINO J.-F., Forteresse de la France médiévale : construction, attaque, défense, Paris, Ed. Picard et Cie, 1977


GARDELLES J., Les châteaux au moyen-âge dans la France du Sud-Ouest. La Gascogne anglaise de 1216 à 1327, Genève 1972, 1977


MARQUETTE J.-B., Approche sur les Castelnau du Bazadais, In Géographie historique du village et de la maison rurale, Actes du colloque tenu à Bazas en Oct. 1978,  Bordeaux, CNRS, 1979


MARQUETTE J.-B., Les Albret, 5e partie, terres et hommes d’Albret (1240-1360), dans Les Cahiers du Bazadais, n° 45-46, 1979


GARDELLES J., Le château de Villandraut, Congrès Archéologique de France, Bordelais et Bazadais, 1987


MARQUETTE J.-B., "Habitats fortifiés en Bordelais, Bazadais, pays landais (XI-XVème siècle), état de la recherche", dans Aquitania 1990, supplément 4 : sites défensifs et sites fortifiés au Moyen Age entre Loire et Pyrénées, p. 31-52.


HARRIBEY J.-L., « Le château de Villandraut, sept siècles d’histoire et d’architecture », Association Adichats, Langon, 1999.


HARRIBEY J.-L., "Villandraut", dans Léo Drouyn, les albums de dessins, Vol. 8 Léo Drouyn et le Cernès (Graves, Sauternais et Petites Landes), Editions de l’Entre-deux-Mers, Bordeaux 2001, p.26-44.


DEBORD A., Aristocratie et pouvoir. Le rôle du château dans la France médiévale, Paris : éditions A. & J. Picard, 2000


Archéologie des résidences aristocratiques médiévales en Aquitaine (1987-2002) / Philippe Araguas, avec la collaboration de Dany Barraud. In Résidences aristocratiques, résidences du pouvoir entre Loire et Pyrénées, Xe-XVe siècles. Recherches archéologiques récentes, 1987-2002. Actes du colloque de Pau, 3-5 octobre 2002 réunis par Dany Barraud, Florent Hautefeuille et Christian Rémy. - Carcasonne : Centre d'Archéologie Médiévale du Languedoc, 2006

Le bourg de Villandraut

DUBOURG F., Le mouvement politique et religieux à Villandraut pendant la Révolution (1789-1807), Bordeaux,1908


MARQUETTE J.-B., "Villandraut : naissance d’un bourg", dans les Cahiers du Bazadais, n° 135, 4ème trimestre 2001, p. 5-14.


HUGUET J.-C., "Villandraut à l’époque moderne (XVIème XVIIIème siècle)", dans Les Cahiers du Bazadais, n° 135, 4ème trimestre 2001, p. 15–60.


DARTIGOLLES J., Les racines de Villandraut : son port, son pont, son marché, compte-rendu de conférence, Oct. 2010