




Ouverture les week-end et jours férié de 14h à 17h
ET en semaine sur Rendez vous au 05 56 25 87 57
Ouverture tous les jours de 10h à 13h et de 15h à 19h
Uniquement sur rendez-vous
4 euros.
2.50 euros.
enfant 1,60€
adultes 2,50€
Gratuit pour les accompagnateurs de groupes à raison de 1 pour 10.

La fonction de défense est assurée par les vastes douves qui enserrent le château, les tours massives et fendues d’archères qui cantonnent la muraille, le châtelet et le pont-levis qui protègent l’entrée.
La chapelle, deux ou trois antichambres ainsi qu’une grande salle pour recevoir les hôtes ou rendre justice (30X8m). 21 cheminées et 19 latrines sont dénombrées dans le château, ce qui témoigne de la volonté d'afficher le confort du château. Du somptueux décor qui ornait ces lieux ne restent que quelques carreaux de pavement en terre cuite avec motifs estampés et glaçurés, des clefs de voûte sculptées ou historiées et des peintures murales.
Le château de Villandraut est classé Monument Historique depuis 1886.
Galerie photo du château de Villandraut
Cette appellation vient de ce que Villandraut est la terre natale de Bertrand de Goth qui deviendra en 1305 le premier Pape en Avignon sous le nom de Pape Clément V.


Le château est de plan rectangulaire, un vaste logis en U autour de la cour est protégé par une haute muraille cantonnée de tours aux angles. L’entrée est pratiquée sous une haute tour carrée. Sur chaque face, une tour carrée non saillante domine courtines et logis. Les murs de la courtine nord-est semblent avoir été surhaussés à plusieurs reprises. Les créneaux du premier chemin de ronde avaient été comblés. Le niveau du sol à l’intérieur semble plat aujourd’hui grâce aux remblais qui y ont été déposés. Or l’architecture nous montre qu’à l’origine, le sol était en pente et devait présenter différents paliers.
Pendant l’entre-deux-guerres, la tradition orale de Villandraut atteste la présence dans le château d’un abattoir, ce qui explique la forte présence d’ossement dans les douves. Il n’existe, à notre connaissance, aucune trace écrite de cette activité.
Concernant les travaux de Louis Cadis, on ne dispose donc d’aucun document, il serait sans doute très intéressant de questionner la population de Villandraut susceptible d’avoir connu ce personnage, ou même d’avoir participé à ses chantiers. Les renseignements pris auprès de ses descendants (familles Daron et Sifantus), ne semblent pas révéler un quelconque carnet de fouille.
Le travail a été mené sur le vaisselier verre moderne d’un dégagement total de 1748 tessons, sous surveillance archéologique. Cette ouverture effectuée, appelée secteur 14 a été effectuée lors des chantiers bénévoles de Juillet et Août 2004, au rythme de deux semaines de travail, renouvelée trois fois.
La zone II revêt un double intérêt : elle se situe aux pieds des appartements dits «du Pape » (nous pouvons dire à ce jour que le mobilier le plus riche déjà étudié fut localisé dans ce secteur), et elle témoigne d’une occupation longue, divisée en plusieurs périodes distinctes.
Si le choix de l’étude s’est porté sur ce lot verre du secteur 14, c’est qu’il s’agit ici d’un lot cohérent et suffisamment important en proportion pour être représentatif de l’ensemble du matériel verre moderne des douves du château de Villandraut. Par ailleurs, seul un inventaire et une étude approfondie de ce lot pouvaient désormais permettre de le conserver convenablement et d’en exploiter les informations.
Le verre moderne et contemporain est un sujet très peu abordé par l’archéologie actuelle dans la région et une étude comparative n’est pas envisageable pour le moment, faute d’un manque de données. Aussi, il faut voir cette étude comme une étape préliminaire. C’est un référentiel, une base de données établie sur un site déterminé, présentant un corpus de fiches d’enregistrement, un inventaire, des observations diverses et des dessins.
Elle peut servir tout d’abord à enrichir les connaissances historiques et domestiques liées au château et à la localité de Villandraut à une certaine époque, mais elle permet surtout d’établir un répertoire de formes qui pourra servir de modèle en tant que protocole d’inventaire dans un domaine peu étudié. Par ailleurs, le mobilier excavé les années suivantes pourra être traité d’après les critères établis par ce protocole d’inventaire. Aussi il permettra de faciliter les recherches à venir, un premier tri par catégories de formes étant déjà établi.

A long terme, des comparaisons pourront être effectuées avec le mobilier d’autres sites locaux et régionaux, ce qui permettra d’ouvrir sur des problématiques de fabrication et de diffusion.
Cette étude doit donc être interprétée comme un compte rendu. C'est-à-dire que nous ne trouverons donc pas de chronologie définitive, ni de conclusion thématique.
Tout comme l’inventaire céramique proposé par Yolaine LENOIR en 2001, c’est au fur et à mesure de l’observation que cette méthode d’étude s’est mise en place. Le tri du mobilier s’est fait à partir de critères visuels et descriptifs. L’ensemble des tessons (1748) fut nettoyé et conditionné à partir d’un classement de formes, ce qui nous conduisit à établir une fiche d’enregistrement propre à ce travail. Cet inventaire sera accompagné de la réalisation systématique de dessins, aboutissant à ce rapport qu’il faut interpréter comme un tessonnier par catégories, simple d’utilisation.
Durant son Service Civil Volontaire et avec le soutien d’Alain Costes, Agathe Palomar a réalisé l’inventaire de la céramique moderne entreposée au dépôt archéologique. Le tri fut effectué d’après la distinction des centres potiers.

Pour plus d'information veuillez contacter l'association Adichats.




Cet inventaire photographique fût réalisé à la suite du tri du mobilier métallique effectué au dépôt archéologique de l’association. L’objectif ici n’est pas l’étude du mobilier, il tient essentiellement en un regroupement des pièces remarquables et à leur isolement dans l’espoir d’une étude future. Tout le mobilier métallique n’apparait pas, seul les objets de petites tailles et ayant une importance archéologique sont présentés ici.
Projet Muséographique :
RUMEAU B., Villandraut et son château d’après des documents inédits, Syndicat d’initiative du canton de Villandraut, Bordeaux, 1928.
Bazas et le Bazadais : occupation du sol, histoire, art, économie. Actes du XIIIe congrès d'études régionales tenu à Bazas les 7 et 8 mai 1960. - Bordeaux : Fédération Historique du Sud-Ouest, 1961
FINO J.-F., Forteresse de la France médiévale : construction, attaque, défense, Paris, Ed. Picard et Cie, 1977
GARDELLES J., Les châteaux au moyen-âge dans la France du Sud-Ouest. La Gascogne anglaise de 1216 à 1327, Genève 1972, 1977
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HARRIBEY J.-L., « Le château de Villandraut, sept siècles d’histoire et d’architecture », Association Adichats, Langon, 1999.
HARRIBEY J.-L., "Villandraut", dans Léo Drouyn, les albums de dessins, Vol. 8 Léo Drouyn et le Cernès (Graves, Sauternais et Petites Landes), Editions de l’Entre-deux-Mers, Bordeaux 2001, p.26-44.
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Archéologie des résidences aristocratiques médiévales en Aquitaine (1987-2002) / Philippe Araguas, avec la collaboration de Dany Barraud. In Résidences aristocratiques, résidences du pouvoir entre Loire et Pyrénées, Xe-XVe siècles. Recherches archéologiques récentes, 1987-2002. Actes du colloque de Pau, 3-5 octobre 2002 réunis par Dany Barraud, Florent Hautefeuille et Christian Rémy. - Carcasonne : Centre d'Archéologie Médiévale du Languedoc, 2006
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MARQUETTE J.-B., "Villandraut : naissance d’un bourg", dans les Cahiers du Bazadais, n° 135, 4ème trimestre 2001, p. 5-14.
HUGUET J.-C., "Villandraut à l’époque moderne (XVIème XVIIIème siècle)", dans Les Cahiers du Bazadais, n° 135, 4ème trimestre 2001, p. 15–60.
DARTIGOLLES J., Les racines de Villandraut : son port, son pont, son marché, compte-rendu de conférence, Oct. 2010